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COMMUNIQUÉ
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La SAANB veille aux intérêts de l'Acadie dans la réforme des programmes sociaux
SHIPPAGAN, le jeudi 2 novembre 1995 - La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick redoublera de vigilance au cours de l'année afin de s'assurer que la réforme des programmes sociaux fédéraux conduise à une amélioration des conditions de vie en Acadie, a assuré la présidente Lise Ouellette.
Lise Ouellette prenait la parole jeudi matin, à Shippagan, à l'occasion d'une conférence de presse sur les priorités socio-économiques et technologiques 1995-1996 de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick. Plus tôt, le 24octobre dernier, la SAANB a rendu publiques ses priorités linguistiques et administratives portant notamment sur une réforme majeure de la Loi sur les langues officielles du N.-B.
La SAANB a proposé au gouvernement du Nouveau-Brunswick d'appuyer une étude en profondeur de la faisabilité d'un programme de Revenu minimum garanti actif (RMG), lequel constitue l'une des principales initiatives de la SAANB dans le cadre de la réforme des programmes sociaux. En attente d'une réponse du gouvernement, la SAANB dit partager l'inquiétude des travailleurs dont le nombre de semaines d'admissibilité à l'assurance chômage est récemment passé à 13 semaines, soit une de plus qu'à l'accoutumée. La SAANB estime que les problèmes sociaux engendrés par une situation économique difficile doivent faire l'objet d'une attention particulière et nous donner l'occasion d'apporter des solutions nouvelles à la situation.
C'est pour éliminer la complexité des programmes sociaux et ses effets négatifs que la SAANB a proposé de remplacer l'ensemble
des programmes de soutien du revenu (assurance-chômage, aide au revenu, pensions de vieillesse, crédit d'impôt pour enfant,
remboursement de la TPS, notamment) par un programme de revenu minimum garanti actif, et d'utiliser le Nouveau-Brunswick comme province pilote pour sa mise en place.
L'objectif principal de la recherche proposée par la SAANB est d'évaluer les coûts et les effets d'un programme de revenu minimum
garanti pour le Nouveau-Brunswick. La première étape de la recherche consiste à évaluer les coûts des programmes actuels, en
prenant soin d'évaluer séparément les dépenses en prestations et les dépenses administratives. Ce sont justement ces dépenses administratives, les dédoublements administratifs, qui sont habituellement négligées dans l'évaluation des coûts des programmes actuels. L'aspect administratif du problème est pourtant central et sert de base à l'argumentation de la SAANB en faveur d'un
programme unique, soit le RMG.
Selon la SAANB, le système actuel permet aux gouvernements de se transférer, l'un l'autre, les prestataires. En resserrant les
conditions d'admissibilité à l'assurance-chômage, le gouvernement fédéral transfert une partie de ses dépenses aux gouvernements
provinciaux qui voient augmenter le nombre de bénéficiaires de l'aide sociale. Inversement, par des programmes d'emploi à courte
durée, le provincial renvoit la balle au fédéral.
La présidente de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick a dit souhaiter qu'on élabore d'autres façons plus
efficaces de valoriser la créativité et le potentiel de la main-d'oeuvre acadienne. - 30 - pour information : Martin Pître, responsable des Communications et de la Recherche Tél. 506.783.4205 Téléc. 506.783.0629

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