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COMMUNIQUÉ
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L'Acadie rentre satisfaite de sa mission à Cotonou
PETIT-ROCHER, le 5 décembre 1995 - La délégation de la communauté acadienne au Sommet de la Francophonie à Cotonou, au Bénin, se réjouit des résultats et de la qualité de la participation de l'Acadie, du Nouveau-Brunswick et du Canada au Sommet.
La délégation de la communauté acadienne était composée de Liane Roy, présidente de la Société nationale de l'Acadie, Jean-Bernard Robichaud, recteur de l'Université de Moncton, et Lise Ouellette, présidente de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau- Brunswick.
«Grâce à sa participation directe et active à la Francophonie, l'Acadie et le Nouveau-Brunswick se sont taillé une place fort
respectable sur la scène internationale», estiment les trois représentants de la communauté acadienne.
La délégation s'est rendue à Savalou pour visiter un projet de coopération entre le Nouveau-Brunswick et cette ville. Ce projet, en marche depuis août 1995 seulement, a permis à un groupe de femmes de mettre sur pied diverses activités à caractère économique. Les présidentes de la SNA et de la SAANB ont profité de leur visite à Savalou pour présenter un don de manuels et de matériel scolaires au nom de Madame Pierrette Dugas, enseignante de Caraquet. Sous l'initiative de Madame Dugas, six tonnes de matériel scolaire ont été rassemblées provenant d'écoles et d'individus de toutes les régions acadiennes de la province, à l'intention des étudiantes et étudiants de Savalou et de d'autres communautés en développement de la Francophonie.
De nombreuses rencontres bilatérales et discussions, dirigées par le ministre Bernard Richard, ont permis d'explorer, d'approfondir
et de consolider plusieurs initiatives de coopération avec des représentants de pays en développement. Sur le plan inter-universitaire, une rencontre avec la délégation d'Haïti et une autre rencontre conjointe Haïti - Nouveau-Brunswick en présence de la présidente de l'Agence canadienne de développement international, Madame Huguette Labelle, ont contribué à faire progresser un projet important de coopération axé sur la sécurité alimentaire de ce pays.
«Des rencontres avec la délégation du Vietnam, de la France et de la Mauritanie ont été l'occasion de discussions fructueuses et
pleines de promesses pour l'avenir», a affirmé le recteur Robichaud.
Le recteur a également rencontré les représentants de l'Association des universités francophones (AUPELF-UREF), ainsi que le recteur de l'Université nationale du Bénin, afin de consolider les ententes de collaboration qui existent déjà entre l'École des sciences forestières de l'Université de Moncton et la Faculté d'agronomie de l'Université béninoise.
Mesdames Ouellette et Roy ont pour leur part participé à une rencontre des femmes provenant des différents pays, organisations
non-gouvernementales, ainsi que l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT). Trois grandes priorités d'intervention se
sont dégagées de cette rencontre : l'alphabétisation, la formation de base et l'appui à l'entreprenariat. Ces priorités seront transmises aux instances dirigeantes de la Francophonie et aux chefs d'État et de gouvernement.
"La communauté acadienne détient une longueur d'avance dans l'appui à l'entreprenariat chez les femmes, étant donné sa participation, par l'entremise du gouvernement du Nouveau- Brunswick, à deux projets, au Bénin et en Guinée, destinés à la participation des femmes au développement économique de leur pays", ont estimé Mesdames Ouellette et Roy.
Le Sommet a été marqué par l'aboutissement d'un projet très important pour l'Acadie et la Francophonie. Le Centre international de
développement des inforoutes en français sera en effet établi sur le campus d'Edmundston de l'Université de Moncton. Le Centre permettra à la communauté acadienne de jouer un rôle actif dans le développement de contenus en français dans cette nouvelle technologie.
La délégation de la communauté acadienne a appuyé vigoureusement les efforts du Premier ministre McKenna pour accueillir en
1999 le 8e Sommet de la Francophonie à Moncton. La tenue du Sommet en Acadie viendra appuyer le cheminement de notre communauté et fournira à une grande variété d'intervenants la possibilité de faire valoir leur expertise.
"L'accès de l'Acadie et du Nouveau-Brunswick à un réseau mondial s'étendant sur cinq continents constitue une occasion en or
pour étendre notre rayonnement social, économique et culturel. Il s'agit là d'un avantage de premier plan dans le contexte de la mondialisation des échanges", a déclaré la présidente de la SAANB, Lise Ouellette.
«Réciproquement, nous sommes convaincus que l'expérience, la détermination et la créativité du peuple acadien est une leçon de
grande valeur pour l'ensemble de la Francophonie», a ajouté Liane Roy, de la Société nationale de l'Acadie.

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