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COMMUNIQUÉ
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La SAANB veut améliorer les services de santé en français
SHIPPAGAN, le jeudi 2 novembre 1995 - La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick élaborera une stratégie afin d'améliorer les services offerts par les corporations hospitalières en régions mixtes et dans les zones densément anglophones de la province.
La présidente de la SAANB, Lise Ouellette, en a fait l'annonce jeudi matin à Shippagan à l'occasion d'une conférence de presse sur
les priorités socio-économiques et technologiques 1995-1996 de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick. Plus tôt, le 24 octobre dernier, la SAANB a rendu publiques ses priorités linguistiques et administratives portant notamment sur une réforme majeure de la Loi sur les langues officielles du N.- B.
Dans les régions mixtes, on observe que les services dans la langue française sont souvent inexistants. En situation d'urgence, les gens malades ne peuvent donc s'exprimer librement. Ils doivent recourir à de l'aide non-professionnelle, ce qui peut entraîner des
erreurs de diagnostics. De telles situations se sont produites par le passé et le sont toujours.
Trois raisons sont invoquées pour justifier l'inaction des corporations hospitalières : les conventions collectives, les restrictions
budgétaires et la difficulté de trouver des spécialistes de langue française.
"Les échanges que nous avons avec les communautés impliquées laissent entendre que les corporations hospitalières n'ont souvent pas une volonté réelle d'adopter des mesures énergiques pour corriger la situation. Les corporations hospitalières sont sous la
juridiction du ministère de la Santé du Nouveau- Brunswick. Le gouvernement doit donc veiller à la mise en oeuvre intégrale des
droits des francophones quant au droit d'otenir un service dans leur langue", a déclaré Lise Ouellette.
La SAANB reconnaît qu'il y a eu rattrapage. Mais il n'y a pas encore équité avec les régions anglophones. Le ratio médecin-
patients est déficitaire dans le Nord, notamment dans la Miramichi où les Acadiens constituent 30 pour 100 de la population. Dans
la seule région hospitalière 6, qui dessert la Péninsule acadienne et la région Chaleur où on retrouve 19 pour 100 d'anglophones,
l'ensemble des services sont disponibles dans les deux langues et ce, sans aucun problème. Mieux, les postes sont tous désignés
bilingues et ce, jusqu'à la plus haute direction.

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