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COMMUNIQUÉ
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Les petits malades ont droit à des soins en français, dit la SAANB
Petit-Rocher, le mercredi 13 novembre 1996 - Le président de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick, monsieur Ronald Brun, déplore l'absence de garantie sur la langue des soins de santé offerts à l'hôpital pour enfants IWK de Halifax et presse le gouvernement provincial d'agir pour assurer aux enfants acadiens des services en français.
Selon monsieur Brun, le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick doit faire preuve de plus de sensibilité à l'égard des besoins des jeunes patients acadiens. Le président de la SAANB se réfère aux propos du sous-ministre de la Santé, monsieur Jean-Guy Finn, qui déclarait à L'Acadie Nouvelle n'avoir " aucune intention de signer une entente particulière avec le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, que ce soit au niveau linguistique ou autre en ce qui a trait aux soins de santé ".
" Il me semble que le gouvernement provincial, en plus de faire preuve ici d'un manque de sensibilité étonnant, jette un peu trop vite la serviette en ce qui a trait à la qualité des soins que reçoivent ses citoyens. Certes, nous ne pouvons mettre en cause la qualité des soins offerts à l'hôpital IWK. Mais nous sommes convaincus que les jeunes patients acadiens trouveraient un environnement plus favorable si de tels soins étaient offerts en Acadie. Or, lorsque le gouvernement, par la voie de son sous-ministre de la Santé, déclare qu'il n'est pas dans son intention ´´ d'octroyer des fonds supplémentaires à l'hôpital Georges-Dumont pour un oncologue pédiatre ´´, il y a de quoi s'interroger sur son sens des valeurs. Si le gouvernement refuse, sur son propre territoire, d'offrir des soins de santé de qualité pour ses deux communautés linguistiques, en particulier les enfants, la logique voudrait qu'il s'assure de la qualité de ces soins lorsqu'ils sont administrés par un tiers ", a déclaré monsieur Brun.
En outre, dit le président de la SAANB, ce dossier soulève l'ensemble du problème de la Loi sur les langues officielles qui ne
couvre par les soins de santé, ainsi que les services que le gouvernement offre à ses citoyens par un tiers. De même, il fournit un exemple éloquent des difficultés que pose le concept d'union des provinces des Maritimes sans garantie pour le peuple acadien.
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