|
 |
COMMUNIQUÉ
| |
La SAANB invite le Premier ministre à apprécier les deux côtés de la dualité
PETIT-ROCHER, le 12 juin 1996 - La SAANB invite le Premier ministre à apprécier les deux côtés de la dualité.
Le président de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick, Ronald Brun, déplore les propos du premier ministre Frank McKenna qui insistait, mardi soir en tribune téléphonique, sur les aspects négatifs de la dualité, oubliant du même coup tout l’impact positif qu’elle constitue pour l’ensemble des Acadiens et Acadiennes. Rappelant les conclusions de l’étude Leclerc (L’Acadie à l’heure des choix) lancée récemment, le président Brun a dit ne pas comprendre le refus du Premier ministre d’étendre la dualité au l’Enseignement supérieur et Travail. La SAANB rappelle au Premier ministre que la dualité au sein du
ministère de l’Éducation permet à la province de compter sur une communauté acadienne dynamique et propre à assurer son développement économique. Ce mode de gestion et de fonctionnement permet d’assurer de manière efficace et peu coûteuse le
respect des deux communautés linguistiques. L’Acadie ne peut se contenter de la dualité virtuelle ” du ministère de l’Enseignement
supérieur et Travail dont a parlé le Premier ministre, a déclaré Ronald Brun. Nous ne sommes plus dans le rêve, lorsque nous
constatons les manquements à reprises de l’objectif de l’égalité des langues officielles dans notre province. La dualité commence dans les plus hauts échelons de la fonction publique, depuis le poste de sous-ministre. Qu’on ne nous fasse pas croire que la dualité est virtuellement en place à l’Enseignement supérieur et Travail, alors que l’on connaît le fonctionnement interne unilingue anglais de ce ministère et que l’on observe le cas de Marie-Berthe Losier, congédiée après avoir porté plainte pour discrimination à l’égard de sa langue et de son sexe”, a déclaré le président de la SAANB. La SAANB regrette, par ailleurs, que le Premier ministre baisse les bras en matière de promotion de l’équité dans la haute fonction publique, comme en font foi les récentes nominations de sous-ministres. Au Oremier ministre, qui a réaffirmé son engagement à préserver le statut quo, le président de la SAANB l’invite à corriger le déséquilibre dans la représentation des francophones au sein de la haute fonction publique. La SAANB s’explique mal la perte d’un sous-ministre francophone, alors qu’il faudrait au contraire accroître de manière significative la représentation des
Acadiens et Acadiennes à Frédéricton.

|
|