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Le gouvernement du Nouveau-Brunswick doit respecter les droits de la communauté acadienne dans la gestion scolaire



Petit-Rocher, le vendredi 1er août 1997 - La Société des Acadiens et des Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB) considère que l'approche pour traiter de la fermeture des écoles mise de l'avant récemment par le gouvernement est un pas dans la bonne direction. La nouvelle loi sur l'éducation doit cependant être révisée pour assurer une participation réelle des parents et de la
communauté à la gestion scolaire.

Le président de la SAANB, Monsieur Ronald Brun, s'est dit heureux que la province se décide finalement à entamer de véritables
consultations avec les communautés quand il s'agit de l'avenir de leur école.

Nous sommes très heureux que la communauté acadienne ait réussi à faire faire marche arrière au ministère de l'éducation en ce qui a trait aux fermetures des écoles La Découverte de Saint-Sauveur, Lorette-Doiron de Saint-Simon et l'Escalade de Sainte-Rose
prévue à l'automne 1997. Nous exhortons le gouvernement du Nouveau-Brunswick a appliqué cette même règle aux autres écoles qui devaient subir le même sort cet automne à moins que les intervenants des communautés concernées soient d'accord avec la fermeture de leur école, précise le président de la SAANB.

Le président de la SAANB déplore cependant les lacunes de la nouvelle loi scolaire proposée. Il précise que des améliorations
doivent y être apportées afin que celle-ci respecte l'esprit et le fondement de la gestion scolaire tels que précisés par l'article 23 de la Charte des droits et libertés :

La SAANB rejette les arguments mis de l'avant par la province du N.-B. dans le dossier de la fermeture des écoles attestant que
l'article 23 de la Charte des droits et libertés n'est pas applicable au Nouveau-Brunswick, étant donné que la loi 88 promulguant l'égalité des communautés linguistiques de la province ait été enchâssée dans la Constitution à l'article 16.1. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick ne peut pas ignorer ses responsabilités en limitant la portée de l'article 23 et les droits de la communauté acadienne. Des modifications majeures doivent être apportées à la nouvelle loi. C'est au gouvernement du N.-B. de faire preuve de leadership dans ce dossier et d'entreprendre les actions nécessaires pour permettre à la communauté acadienne d'atteindre l'égalité réelle dans le respect de ses droits.

En mai dernier, la SAANB demandait qu'une politique précise sur la fermeture des écoles soit élaborée par le biais d'une Commission indépendante et non la Commission provinciale de l'éducation, cette dernière bénéficiant principalement d'un pouvoir consultatif dans cette matière auprès du ministre et ne possédant pas de personnel indépendant du ministère. Le président de la SAANB constate qu'il s'agit d'un exemple parfait démontrant qu'il est primordial que la loi scolaire proposée soit modifée afin de permettre une décentralisation du pouvoir vers les parents et la communauté. Une communauté qui est égale en droits et privilèges tels que prescrits dans la loi 88 n'aurait pas dû à avoir recours aux tribunaux pour faire respecter ses droits inscrits dans la Charte.

Le président de la SAANB invite donc le gouvernement du Nouveau-Brunswick à reprendre les pourparlers dans les plus brefs
délais avec la communauté acadienne, afin d'apporter des modifications majeures à la loi scolaire pour éviter de se retrouver une
fois de plus devant les tribunaux.



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