|
 |
COMMUNIQUÉ
| |
Le remaniement provincial doit apporter du neuf, pas seulement du discours, dit la SAANB
PETIT-ROCHER, le mardi 22 juillet 1997 - Au lendemain du remaniement ministériel provincial, la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick presse le Cabinet de voir au plus tôt au règlement des dossiers des écoles et des langues officielles.
Commentant la nomination de Bernard Richard au ministère de l’Éducation et celle de Bernard Thériault au ministère des Affaires
intergouvernementales et Autochtones, le président de la SAANB est on ne peut plus clair sur le besoin de passer de la parole aux
actes dans les dossiers capitaux pour la population acadienne.
« Nous souhaitons la bienvenue aux nouveaux ministres dans leurs fonctions très importantes pour le progrès des régions acadiennes en matière d’économie, d’éducation et de contrôle de notre développement, a déclaré le président Ronald Brun. J’invite le ministre de l’Éducation à donner suite à la requête de la SAANB et qu’il impose un moratoire dans les fermetures des petites écoles acadiennes, de même qu’il est important que le ministre des Affaires intergouvernementales établisse un bureau de contrôle indépendant du respect des langues officielles dans la province. »
Faisant écho aux propos du premier ministre Frank McKenna, qui expliquait le choix d’un remaniement par le besoin de renouveau,
le président de la SAANB invite le gouvernement à mettre un terme à l’immobilisme qui a caractérisé ces deux dernières années. Concrètement, dit le président Ronald Brun, si le gouvernement veut parler de nouvelle direction, il doit donner suite aux revendications de la communauté acadienne en terme de gestion scolaire, de développement économique régional et de langue de travail pour les fonctionnaires.
« Il est grandement temps d’aboutir : les parents des élèves dont les écoles sont menacées de fermeture attendent du gouvernement qu’il amorce une démarche de gestion impliquant la communauté. Le nouveau ministre de l’Éducation doit élaborer une loi scolaire qui garantisse la participation réelle des Acadiens à la gestion, car chacun sait que l’éducation est le deuxième foyer en importance où l’enfant crée son identité, après la maison. De même, les Acadiens, qui ont à cœur de vivre et de travailler en français, attendent du ministre des Affaires intergouvernementales que des mesures concrètes soient prises dans le cas de transfert de fonctionnaires du fédéral vers la province. Il n’est pas normal que les fonctionnaires fédéraux, qui avaient le droit de travailler en français, perdent cette reconnaissance de leur statut de citoyens égaux lors du changement de juridiction. Dans une province où les deux communautés linguistiques sont égales en droits et en privilèges, la dévolution de pouvoir ne doit pas être l’occasion d’un recul, mais bien d’un progrès», a poursuivi le président de la SAANB.
- 30 -
Pour de plus amples informations :
Micheline Doiron, directrice générale
Tél. 506-783-4205
saanb@nbnet.nb.ca

|
|