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COMMUNIQUÉ
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La SAANB insiste pour des garanties linguistiques dans les services policiers
Petit-Rocher, le mercredi 14 mai 1997 - La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick se dit particulièrement
inquiète suite aux déroulements récents entourant la question des services policiers pour les municipalités de Dieppe, Moncton,
et Riverview. Le document de réflexion offert par le président du CTC, monsieur Daniel Bourgeois, traite d’une recommandation
d’implantation du service policier régional Codiac en stipulant que des engagements soient assurés afin d’offrir un service bilingue adéquat. Par contre, aucune directive précise ni aucune garantie n’est préconisée concernant le bilinguisme.
Le président de la SAANB, monsieur Ronald Brun, se dit perplexe devant cette alternative puisque la ville de Moncton et son service policier n’ont aucun précédent démontrant une volonté réelle de répondre aux besoins et réalités linguistiques de la communauté acadienne. Selon la SAANB, aucun engagement, qu’il soit par l’entremise d’une politique municipale ou d’une clause
à la convention collective de la force policière, ne représente une garantie réelle où la population francophone pourrait avoir recours en cas d’un service inadéquat. La SAANB reconnaît les efforts déployés, mais ne voit pas comment une force régionale pourrait offrir des garanties linguistiques.
«La SAANB appuie la position de la municipalité de Dieppe qui cherche à assurer par tous les moyens un service en français en
tout temps à ses citoyens. Il est maintenant impératif que la municipalité de Moncton emboîte le pas et suive l’exemple de Dieppe.
La loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick n’inclut pas les municipalités, c’est donc dire qu’aucune garantie au niveau
de la langue de service ou de travail existe» déclare monsieur Ronald Brun.
Le président de la SAANB considère qu’aucune forme d’engagement ou de promesse linguistique n’égalera l’assurance qu’offre une loi et rien n’existe dans ce sens actuellement sauf la loi fédérale sur les langues officielles. Les changements aux conventions collectives et de nouvelles politiques municipales ne sont que des voeux pieux parce qu’ils n’arriveront pas à garantir des services en français.
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Pour information : Micheline Doiron, directrice générale, téléphone (506) 783-4205

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