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COMMUNIQUÉ
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La SAANB appuie la création d’un groupe de travail suggéré par le Commissaire aux langues officielles
PETIT-ROCHER, le 31 mars 1998 — Le rapport du Commissaire aux langues officielles du Canada, déposé ce midi à Ottawa, confirme sans l’ombre d’un doute les préoccupations de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB) au sujet du désengagement du fédéral dans ses
obligations de promotion des langues officielles, estime son président, Ronald Brun.
Étudiant les effets des transformations du gouvernement sur le programme des langues officielles du Canada, le Commissaire conclut à «une érosion subtile mais cumulative des droits linguistiques». Le Commissaire note du même souffle que la transformation du gouvernement fédéral «a affaibli le programme des langues officielles» au sein de l’administration fédérale.
Sur la base de ce constat, le Commissaire recommande la mise sur pied d’un groupe de travail sur les langues officielles chargé d’élaborer les stratégies et politiques qui permettront la pleine application de la Loi sur les langues officielles.
Selon le président de la SAANB, la suggestion du Commissaire de créer un groupe de travail constitue un pas dans la bonne direction en vue de trouver les moyens de faire reconnaître le plus rapidement possible ses obligations de promotion des langues officielles. Monsieur Brun souhaite cependant, à l’instar de la Fédération des communautés acadienne et francophones du Canada (FCFA), que ce groupe soit composé à parité avec des représentants des communautés de langues officielles, et non seulement formé de fonctionnaires.
La SAANB souligne que le désengagement du gouvernement fédéral se traduit notamment par le sous-financement des études postsecondaires et du fonctionnement des organismes de défense et de promotion des droits de la communauté acadienne. Sur ce dernier point, Ronald Brun rappelle que les
budgets de la SAANB ont été coupés de 39 pour cent en cinq ans, entre 1990 et 1996.
Pour ce qui est de la situation financière des étudiants fréquentant l’Université de Moncton, le président de la SAANB se dit très préoccupé et rappelle au fédéral ses responsabilités particulières à l’égard de notre université acadienne. Sans un financement adéquat de l’institution, de plus en plus d’étudiants éprouvent de sérieuses difficultés à accéder aux études postsecondaires. À long terme, constate Monsieur Brun, il en va de l’avenir même de l’Université de Moncton.
Ronald Brun note enfin qu’entre 1994 et 1997, le désengagement du fédéral s’est manifesté au Nouveau-Brunswick par une diminution importante du nombre de points de services fédéraux désignés bilingues, un déficit proportionnellement plus important pour les francophones. En effet, alors que l’ensemble des points de services fédéraux ont diminué de 15,4 pour cent, entre 1994 et 1997, la réduction atteignait 18,7 pour cent du côté des bureaux désignés bilingues.
«Le désengagement financier du fédéral dans la promotion des langues officielles menace notre développement comme communauté et porte un sérieux préjudice à notre université. Le fédéral doit procéder à un grand virage et respecter ses obligations de promotion des langues officielles au pays. Il en va de
l’identité même de la dualité culturelle du Canada», a déclaré Ronald Brun.
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