SAANB - La SAANB dénonce les propos méprisants de Jane Barry -
Plan du site Recherche Accueil SAANB

Quoi de neuf?
 >Communiqués
 >Bulletin de nouvelles
À propos de la SAANB
Références
Parfum de francophonie
Fonds de l'Avenir
Pour nous joindre
Forum de concertation
Campagne de recrutement
Les régions
COMMUNIQUÉ

 

La SAANB dénonce les propos méprisants de Jane Barry



PETIT-ROCHER, le 5 février 1998> — La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick juge méprisants et discriminatoires les propos tenus cette semaine par le Solliciteur général de la province qui a associé les Acadiens et Acadiennes du Nord à un groupe violent.

Le président de la SAANB, monsieur Ronald Brun, s’est dit scandalisé par la déclaration de la ministre Jane Barry qui rééditait ainsi, pour une malheureuse seconde fois, les propos incendiaires tenus plus tôt l’année dernière par le premier ministre Frank McKenna.

"À l’instar de la porte-parole des parents et des citoyens de Saint-Sauveur, avec qui nous nous sommes entretenus, nous avons peine à qualifier les propos tenus par le Solliciteur général. Ce type de commentaires dénote une fois de trop une ignorance totale de la réalité acadienne. Par ces paroles discriminatoires à l’égard de tout un peuple, la ministre a du même coup discrédité les efforts de conciliation qu’avait entrepris le premier ministre Raymond Frenette entre son
gouvernement, la GRC et les parents de Saint-Sauveur et Saint-Simon. Aussi, la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick joint-elle sa voix aux parents et citoyens victimes de la violence policière pour réclamer haut et fort la tenue d’une enquête publique sur les événements du printemps 1997 dans les communautés de Saint-Sauveur et de Saint-Simon", a déclaré Ronald Brun.

Poursuivant, le président de la SAANB s’est dit atterré par de tels propos de la part du ministre chargé de faire appliquer la loi dans la province. M. Brun souligne que s’il est question de violence dans ce dossier, ce sont bien les parents et les citoyens de la Péninsule acadienne qui l’ont subie alors qu’ils ne faisaient que réclamer leurs droits.

Toujours selon M. Brun, de simples excuses et une rétractation serviront à peine à faire oublier l’affront que vient ainsi de subir une nouvelle fois le peuple Acadien.

"Aucun autre groupe culturel n’accepterait que de tels propos soient tenus à son égard, et les Acadiens, pas plus que d’autres, n’entendent laisser passer l’affaire une nouvelle fois. C’est couverte de honte que la ministre doit s’amender devant le peuple Acadien et les gens de la Péninsule acadienne en particulier. Et la meilleure excuse qu’elle pourra formuler sera la tenue d’une enquête publique sur les agissements de la police à l’automne 1997 dans la Péninsule
acadienne", a conclu le président Ronald Brun.

Menu commnuniqué Haut