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COMMUNIQUÉ
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LOI SUR L’ÉDUCATION : UN APPEL À LA NÉGOCIATION
MONCTON, le 14 janvier 1998 — Les porte-parole de la communauté acadienne pressent le ministre de l’Éducation du Nouveau-Brunswick d’entreprendre au plus vite des négociations afin de débloquer l’impasse provoquée par l’adoption de la nouvelle Loi sur l’éducation.
En conférence de presse mercredi à Moncton, les porte-parole de la communauté acadienne dans le dossier, à savoir le président de la Société des Acadiens et Acadiennes du N.-B., M. Ronald Brun, le président de l’Association des juristes d’expression française, M. Honoré Bourque, le président des Comités de
Parents, M. Claude Nadeau et le président de la Société des enseignant.e.s retraité.e.s francophones, Willie Lirette, ont d’une même voix dénoncé la nouvelle loi qui abroge le droit de la communauté à gérer l’éducation, pourtant garanti dans la constitution.
Les porte-parole de la communauté en éducation rappellent qu’en vertu de la Charte canadienne des droits et des libertés, la communauté doit avoir le plein contrôle de l’éducation. Or, grâce à la nouvelle loi provinciale, le ministre s’accapare d’importants pouvoirs auparavant dévolus à la communauté.
"Depuis l’abolition des conseils scolaires, nous avons perdu notre gouvernance, perdu la direction de notre système scolaire, et la communauté ne se sent plus partie prenante à l’éducation, a déclaré le président de la SAANB. Il faut qu’un règlement survienne au plus tôt si on ne veut pas nuire davantage à
l’éducation. Nous estimons que nous avons une dernière chance d’entreprendre des négociations avec le gouvernement afin d’apporter les amendements nécessaires à la Loi pour redonner aux Acadiens et Acadiennes le droit constitutionnel de gérer l’éducation de leurs enfants."
À défaut d’une reprise rapide des négociations et de leur conclusion satisfaisante, les porte-parole acadiens pressent le ministre de l’Éducation d’évaluer la constitutionnalité de la nouvelle loi en la soumettant pour analyse à la Cour d’appel du Nouveau-Brunswick.
Rappelons qu’au cours des audiences publiques tenues en janvier 1997, les intervenants acadiens, appuyés par le Commissaire aux langues officielles du Canada, Richard Goldbloom, ont unanimement dénoncé le caractère anticonstitutionnel de la Loi sur l’éducation et invité le ministre à revoir sa copie, demande à laquelle il s’est refusé jusqu’à présent.
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