|
 |
COMMUNIQUÉ
| |
Droits linguistiques
Le temps de remettre les pendules à l'heure
Petit-Rocher, le 3 octobre 1999 - Le jugement de la Cour provinciale du Nouveau-Brunswick, ne prenant pas
en considération le droit de Joseph Louis Cormier de se faire servir en français par la G.R.C., déçoit
grandement la présidente de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick, Madame
Ghislaine Foulem. Elle souhaite que l’on fasse appel de ce jugement, même s’il faut se rendre à nouveau en
Cour suprême du Canada, pour qu’une fois pour toutes, le droit des francophones d’être servi dans leur langue
soit respecté.
Il y a déjà quelques années, la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick avait été déboutée
en Cour suprême sur le droit d’être servi en français par le système de justice canadien, dans le cas où une
personne comprenait l’anglais. Cependant, un récent jugement de cette même Cour suprême, dans le cas
Beaulac, a reconnu le droit à un procès dans sa langue même si la personne comprend l’autre langue officielle.
Selon Madame Foulem, avec le jugement Beaulac, la Cour suprême a clairement indiqué que les
francophones du Canada avaient raison de revendiquer le droit d’être servi en français par le système de
justice canadien. «C’est comme si le juge, dans le cas de Monsieur Cormier, n’avait pas pris en considération
la position de la plus haute cour du pays. Il est temps de remettre les pendules à l’heure», de dire la présidente
de la SAANB. «Combien de fois faudra-t-il remonter jusqu’en Cour suprême pour faire reconnaître nos
droits?» conclut la présidente de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick.
La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick est un organisme provincial qui vise à
promouvoir et défendre les intérêts de la communauté acadienne
-30-
Source : Ghislaine Foulem, présidente
506.727.2666
506.783.4205

|
|