Le Commissariat aux langues officielles reconnaît que la GRC a enfreint la LLO
Désignation linguistique des postes de la GRC
Petit-Rocher, le 18 mai 2000 - Après plus d'un an d'attente, la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB) se réjouit que le rapport du Commissariat aux langues officielles reconnaît que la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) a enfreint la Loi sur les langues officielles du Canada, mais exprime des réserves sur certaines recommandations du rapport.
Selon la présidente, Ghislaine Foulem, bien que la commissaire recommande à la GRC de surseoir à la mise en oeuvre des recommandations d'abaisser les exigences linguistiques, tel que recommandée par le Rapport Wilson, elle propose cependant d'avoir plus souvent recours aux modes de dotation 1«S», ce qui permettrait à des officiers de la GRC, n'ayant pas le niveau de bilinguisme requis pour un poste, de l'obtenir en suivant une formation. Cette façon de procéder devrait être utilisée qu'à titre exceptionnel. L'utiliser plus souvent, comme le recommande le Commissariat aux langues officielles, nuirait au droit du public d'être servi dans la langue de son choix.
La SAANB s'inquiète aussi de l'absence de recommandations visant à corriger les dotations de postes depuis 1998, notamment dans la région Codiac. Ces normes découlant du rapport Wilson ont résulté en l'embauche d'officiers n'ayant pas le niveau de bilinguisme prévu par la loi.
«Ces lacunes du rapport confirment la nécessité de poursuivre la démarche permettant de vérifier s'il n'y a pas matière à formuler un recours devant la Cour fédérale», d'ajouter Madame Foulem. Une démarche en ce sens a été entreprise conjointement par l'AFMNB, l'AJEFNB et la SAANB.
La SAANB entend par ailleurs rencontrer les hautes instances de la GRC afin de vérifier leurs intentions concernant la mise en oeuvre des recommandations, la consultation de la communauté acadienne et les échéances prévues pour le tout.
La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick est un organisme provincial qui vise à promouvoir et défendre les intérêts de la communauté acadienne.
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