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Formation médicale francophone

La SAANB exige des places additionnelles



Petit-Rocher, le 21 février 2000 - La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick demande au ministère dela Santé et des Services communautaires du Nouveau-Brunswick d'augmenter le nombre d'admissions en médecine francophone dans les institutions reconnues du Québec. La SAANB est préoccupée par la pénurie actuelle et celle encore plus
grave qui va s'accentuer au cours des prochaines années.

"Nous demandons au ministre de la Santé, Dennis Furlong, d'approuver au moins cinq nouvelles places annuellement, pour les
deux prochaines années, afin de former dix médecins francophones de plus pour le Nouveau-Brunswick, et ceci pour une période de cinq ans", de dire la présidente de l'organisme, Ghislaine Foulem.

De plus, la SAANB appuie sans réserve le programme de formation médicale actuellement offert par l'Université de Sherbrooke ainsi que par les universités de Montréal et Laval. "Ce programme a fait ses preuves", de poursuivre Madame Foulem. Sous la coordination du docteur Aurel Schofield, également vice-doyen adjoint de l'Université de Sherbrooke, ce programme donne des résultats très satisfaisants. Depuis qu'il coordonne la formation médicale francophone du N.-B., 91% des finissant.e.s en médecine générale et 74 % des spécialistes stagiaires au N.-B. retournent pratiquer dans leur province d'origine.

"Il est important d'ajouter de nouvelles places pour les étudiant.e.s francophones du N.-B., d'ajouter Madame Foulem. Selon
les projections du ministère de la Santé et des Services communautaires du N.-B., présentées en juillet dernier, et selon
différents scénarios, on a besoin de 55 à 60 nouveaux médecins par année pour rencontrer les objectifs des ressources médicales. Ce chiffre devrait se distribuer entre 50 % francophones et 50 % anglophones, vu le rattrapage encore présent du côté francophone".

Actuellement au N.-B., on compte 299 médecins de langue française et le ratio de médecins francophones s'établit à 1 pour 838 personnes, comparativement à 1 pour 559 anglophones (910) médecins. C'est encore loin du ratio de 1/575 désiré par le ministère de la Santé et des Services communautaires du N.-B..

"Compte tenu de tous ces facteurs, de conclure Madame Foulem, il est impératif pour le gouvernement provincial d'augmenter
le nombre d'admissions en médecine francophone, via l'entente Québec - Nouveau-Brunswick, et ce, le plus tôt possible.

La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick est un organisme provincial qui vise à promouvoir et défendre les intérêts de la communauté acadienne.

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Source : Ghislaine Foulem

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