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COMMUNIQUÉ
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Prévention du suicide
La communauté acadienne demande des formateurs de langue française
Petit-Rocher, 26 octobre 2001 - La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick joint sa voix au Ralliement des travailleurs sociaux acadiens du Nouveau-Brunswick pour demander au ministère de la Santé et du Mieux-être de doter la population acadienne de la province d'une formation adéquate de langue française en matière de prévention du suicide.
Depuis dix ans, c'est une firme albertaine et unilingue anglophone du nom de Living Works qui assure la formation de cinq jours, à l'aide de maîtres formateurs, visant à produire des formateurs juniors qui offrent à leur tour des cours de deux jours pour les intervenants sociaux de la province. Cette année, Living Works se déplace au Nouveau-Brunswick pour donner la formation. Le fait que l'agence exige un minimum de 15 participants fait néanmoins en sorte que le cours ne sera pas disponible en français, du moins cet automne. La prochaine session en français est prévue au printemps. Si le nombre d'inscriptions (15) le permet, bien sûr.
Pour ces deux organismes acadiens, il est tout à fait inadmissible que la province fasse appel à des formateurs unilingues anglophones. En raison du manque d'inscriptions, on a décidé de jumeler les deux groupes, anglophone et francophone, et d'offrir le cours avec un maître formateur anglophone de Living Works et des formateurs juniors francophones comme assistants. Du côté des travailleurs sociaux, on se montre inquiet face aux répercussions sociales potentielles de cette situation problématique.
«Les intervenants sociaux des régions acadiennes ont indiqué un urgent besoin de formateurs francophones. La situation est grave. D'autant plus que c'est dans ces régions que l'on retrouve les plus hauts taux de suicide de la province. Logiquement, on devrait prendre des mesures spéciales en fonction de la situation qui prévaut au sein de la communauté acadienne. La formation de Living Works est assez dispendieuse (2300$ par inscription). Alors, le gouvernement doit mettre les fonds nécessaires afin que les intervenants acadiens puissent recevoir leur formation en français.», d'affirmer Roger Martin, président du Ralliement des travailleurs sociaux. Notons qu'en grande majorité, les parties acadiennes de la province affichent des taux de suicide largement supérieurs à la moyenne provinciale.
Pour Jean-Guy Rioux, président de la SAANB, la solution est simple. «Pourquoi chercher des formateurs unilingues dans l'Ouest du pays alors qu'il y a sûrement d'autres possibilités ailleurs, plus près? Il nous apparaît que le ministère de la Santé et du Mieux-être du N.-B., division de la Santé mentale, imite les ministères des autres provinces unilingues anglophones pour dispenser cette formation. Sauf que le N.-B., faut-il le rappeler, est bilingue.».
L'agence Living Works, originaire de Calgary en Alberta, est présente dans toutes les provinces du Canada, sauf au Québec. L'Association de suicidologie de cette province (AQS) est en train de mettre sur pied un programme de formation en prévention du suicide. Une option qui, selon les deux organismes, serait à regarder très sérieusement. Selon la SAANB et le Ralliement des travailleurs sociaux acadiens, il est de première importance que les intervenants acadiens en matière de prévention du suicide reçoivent une formation dans la langue qui leur est propre. Les deux groupes encouragent donc les responsables de la division de la Santé mentale à se pencher sérieusement sur ce problème en regardant de près toutes les possibilités afin de trouver une solution qui réponde aux besoins de la communauté acadienne.
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