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COMMUNIQUÉ
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Prix Albert.-M.- Sormany
On décernera la décoration au sénateur Jean-Maurice Simard à titre posthume
Petit-Rocher, le 19 septembre 2001- Le regretté Jean-Maurice Simard verra à nouveau son travail reconnu alors que le prix Albert-M.-Sormany, décerné depuis 1994 à une personnalité acadienne ayant œuvré pour l’avancement et le développement de la communauté acadienne, lui sera remis à titre posthume.
On invitera alors sa fille, Marie-Pierre Simard, à venir recevoir cette distinction portant le nom d’un des grands bâtisseurs de l’Acadie moderne. Monsieur Albert M. Sormany est en effet reconnu pour son engagement dans le développement des services de santé de langue française, en plus d’avoir mis ses énergies dans le développement de l’éducation en français. Il a également travaillé à l’obtention de paroisses et de diocèses francophones, en plus d’avoir contribué à la fondation du journal Le Madawaska.
C’est la deuxième fois que M. Simard se voit décoré par la SAANB. En 1999, il recevait un hommage spécial en raison de son engagement envers la communauté acadienne de cette province. Au printemps de cette même année, il avait notamment publié «De la coupe aux lèvres ; un coup de cœur se fait attendre» un rapport choc sur la situation des minorités francophones du Canada.
Né à Rivière-Bleue, dans le Témiscouata voisinant la région madawaskayenne, le lieutenant francophone, comme on se plaisait à l’appeler, a fait ses débuts dans le domaine de la comptabilité. En 1970, il faisait son entrée à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick en tant que ministre des finances, puis président du Conseil du trésor. En 1982 on le nommait président du Comité du cabinet de la politique et des programmes économiques. Reconnu à l’époque comme l’homme le plus influent du gouvernement Hatfield, on a peine à faire le compte de ses réalisations. Outre la Loi 88, reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques officielles au Nouveau-Brunswick et dont les principes ont été enchâssés dans la Constitution canadienne, on lui doit, entre autres, la création des écoles homogènes, de nombreux centres communautaires acadiens en milieux minoritaires, l’École d’hôtellerie d’Edmundston, le Jardin botanique du Nouveau-Brunswick, la reconnaissance par le gouvernement néo-brunswickois du drapeau acadien et de la Fête nationale du 15 août, de même que la sauvegarde de l’Église de Barachois et du Monument Lefebvre. Il a su également mettre son grain de sel dans la mise sur pied d’un nouveau quotidien, Le Matin, après la mort de l’Évangéline en initiant un projet de fiducie pour en assurer la création. Suite à la disparition de ce journal, c’est l’Acadie Nouvelle qui a su en tirer partie en bénéficiant à son tour du fonds de fiducie. C’est en 1985 qu’il faisait son entrée au Sénat, où il s’est montré très actif au sein de plusieurs comités. Il devait y siéger jusqu’à son décès, survenu le16 juin dernier.
La SAANB retient de M. Simard l’image d’un batailleur, un homme d’action n’ayant pas froid aux yeux et toujours prêt à travailler, contre vents et marées, pour l’avancement de la communauté acadienne sous tous les aspects. En outre, que ce soit lors de ses fonctions de ministre dans le cabinet provincial ou de sénateur à la chambre haute, Jean-Maurice Simard s’est avéré un grand défenseur de l’Acadie du Nouveau-Brunswick et de l’ensemble de la francophonie canadienne. Qu’elles soient de son gouvernement ou venant d’un autre palier, il s’est montré toujours prêt à faire bouger les autorités pour qu’elles évoluent dans le sens de l’épanouissement des communautés francophones et acadienne du Canada.
Selon Jean-Guy Rioux, président de la SAANB, il s’agit d’un grand homme à qui l’Acadie de cette province doit beaucoup. «Sa contribution est immense, historique. Les êtres de sa trempe sont trop peu nombreux. Ses nombreux titres et accomplissements en témoignent : Fondateur de la section néo-brunswickoise de l’Association internationale des parlementaires de langue française, commandeur de la Pléiade (ordre de la francophonie et du dialogue des cultures), titulaire de la Médaille Léger-Comeau, décernée par la Société nationale de l’Acadie en raison de son immense contribution et décoré, en l’an 2000, par le Conseil de la langue française, de l’Ordre des francophones d’Amérique. En vrai bâtisseur, il a décidément amené l’Acadie du Nouveau-Brunswick à prendre la place qui lui est due de plein droit.»
La cérémonie de remise du Prix A.-M.-Sormany aura donc lieu vendredi soir, le 21 septembre prochain, dans le cadre de la 28e Assemblée générale provinciale de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick. Cette assemblée, qui propose plusieurs ateliers et qui présente d’intéressants conférenciers, se tiendra à Bathurst les 21, 22 et 23 septembre prochains à l’hôtel Keddy’s Le Château sous le thème Vers une Acadie renouvelée. Il est encore temps de s’y inscrire, soit en se présentant sur place, soit en communiquant avec la SAANB.
La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick est un organisme à vocation provinciale qui a pour but de défendre et promouvoir les droits de la communauté acadienne.
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