Lock-out à la Société Radio-Canada
La SAANB demande à la ministre Sheila Copps d’intervenir
Petit-Rocher, le 9 mai 2002- Plus d’un mois sans les services de Radio-Canada en raison d’un conflit de travail, voilà qui est un peu trop pour la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick. Selon l’organisme, il est temps que les autorités fédérales concernées s’en mêlent pour que la communauté acadienne retrouve un service auquel elle a droit.
Selon le président, Jean-Guy Rioux, la population francophone ne peut souffrir plus longtemps de l’absence de ce service nécessaire à son épanouissement. D’après M, Rioux, l’autonomie de la Société Radio-Canada ne saurait libérer le Parlement canadien de sa responsabilité en cette matière. «Par ses actions, la Société Radio-Canada prive les citoyens francophones de la région Atlantique de leur seule radio et télévision publique de langue française. Est-il nécessaire de rappeler que la Charte canadienne des droits et libertés garantit le droit de la communauté linguistique française du Nouveau-Brunswick aux institutions culturelles distinctes nécessaires à sa protection et à sa promotion?»
Pour remédier à cette situation problématique, la SAANB est d’avis qu’il est maintenant temps que le ministère du Patrimoine canadien prenne en main le dossier. L’organisme fait donc appel à la ministre Sheila Copps pour qu’elle pose des gestes concrets en ce sens. Patrimoine canadien, le ministère qui suscite et encourage la coordination de la mise en oeuvre de l’article 41 de la Loi sur les langues officielles, pourrait donc s’avérer, selon la SAANB, un acteur important dans ce dossier.
Précisons que l’article 41 de la Loi sur les langues officielles fait en sorte que le gouvernement fédéral s'engage à favoriser l'épanouissement des minorités francophones et anglophones du Canada et à appuyer leur développement, ainsi qu'à promouvoir la pleine reconnaissance et l'usage du français et de l'anglais dans la société canadienne.
Il s’agit de la première fois dans l’histoire de ce pays qu’une société d’État décrète un lock-out. La SAANB et son président, Jean-Guy Rioux, souhaitent donc une intervention rapide pour la résolution de ce conflit hors du commun. «Il est important que le ministère intervienne dans les plus brefs délais afin que les gestionnaires de cette société d’État respectent les droits de tous les citoyens et contribuables, et qu’ils honorent la mission que le Parlement canadien a confiée à cette société. Nous, Acadiennes, Acadiens du Nouveau-Brunswick, méritons mieux», de conclure le président de la SAANB.
La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick est un organisme provincial ayant pour mandat la promotion et la défense des droits et intérêts de la collectivité acadienne du Nouveau-Brunswick.
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Pour information :
Jean-Guy Rioux
506.783.0626
