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Conférence nationale-provinciale sur la réforme et le financement des soins de santé

Il faudra que l’entente prévoie des mesures visant l’amélioration des services en français, soutient la SAANB



Petit-Rocher, le 5 février 2003- Très préoccupée par la Conférence fédérale/provinciale/territoriale sur la réforme et le financement des soins de santé, la SAANB souhaite que le gouvernement du Nouveau-Brunswick sorte de cette rencontre non seulement avec de l’argent mais également avec les conditions requises afin d’améliorer les services de soins de santé pour la communauté acadienne de la province.

Selon la SAANB, la langue est un élément essentiel d’un service de santé de qualité. La capacité de comprendre et d’être compris est souvent une donnée primordiale à l’amélioration de l’état de santé de l’individu et à l’appropriation de la santé par une population. L’organisme rappelle que bien des commissions, conférences et rapports l’ont reconnu, notamment les rapports Kirby et Romanow. Jean-Guy Rioux, président, manifeste cependant des craintes face à la conférence quant au respect de l’engagement pris par le gouvernement fédéral, dans le Discours du trône, d’améliorer les services de santé pour les communautés francophones en situation minoritaire. D’après monsieur Rioux, de tels résultats s’obtiennent par le biais d’une collaboration intergouvernementale reposant sur trois éléments. «D’abord, il faut reconnaître dans la Loi canadienne sur la Santé le droit des Canadiens et des Canadiennes à recevoir des soins de santé dans l’une ou l’autre des langues officielles. Ensuite, d’enchaîner le président de la SAANB, il faut inscrire dans chacune des ententes de transfert dans le domaine de la santé des obligations précises à desservir les communautés francophones en situation minoritaire et réserver des fonds à cette fin. Finalement, il faut établir un programme qui assure l’appui financier à long terme du fédéral aux initiatives des gouvernements provinciaux et territoriaux pour développer les services de santé en français et qui permet une véritable prise en charge des services de santé par les communautés elles-mêmes.» En ce qui a trait à la prise en charge de la santé par la communauté, la SAANB note des développements importants, ici comme ailleurs au pays. Un réseau national de coopération en santé a déjà été créé. La Société Santé en français, un organisme national créé en décembre dernier, est le tout nouvel instrument que se sont donnés les partenaires dans ce dossier pour entreprendre la mise en œuvre d’un plan d’action à l’échelle du pays.

Au Nouveau-Brunswick, suite au colloque sur la santé en français, tenu à Beresford au mois de novembre dernier, la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick mettait sur pied un comité transitoire afin de définir une structure et un mode de fonctionnement en vue d’une instance de concertation pour la santé et le mieux-être en français dans la province. Les travaux de ce comité devraient aboutir au mois de mai 2003, alors qu’on procédera à la création du réseau santé et mieux-être en français au Nouveau-Brunswick.

Qu’elle résulte en une modification à la Loi canadienne sur la santé, l’inclusion d’obligations précises dans les ententes de transferts aux provinces et territoires ou la création de fonds spéciaux à cet effet, la Conférence des premiers ministres, pour la SAANB, représente une occasion historique d’assurer aux francophones de la province des services de santé adéquats. Selon l’organisme, l’histoire de notre pays et le rôle actuel de Santé Canada dans ce dossier exigent que le gouvernement fédéral et le gouvernement du Nouveau-Brunswick soient des leaders en la matière. «Reste maintenant, poursuit monsieur Rioux, à mettre en place la pierre angulaire de toute stratégie visant à garantir de façon durable l’accès à des soins de qualité en français. «Cette pierre, c’est une véritable coopération de tous les gouvernements, soutenue par un appui financier stable, récurrent et à long terme du gouvernement fédéral.» Voilà le message qui était lancé au Premier ministre du Nouveau-Brunswick lors d’un échange sur les soins de santé, le 1er février dernier, par monsieur Rioux, président de la SAANB et du comité devant mener à la création du réseau santé et mieux-être en français au Nouveau-Brunswick.

La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick est un organisme provincial dont le mandat est la promotion et la défense de la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick.

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Renseignements : 506.783.4205



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