La Santé en français menacée au Nouveau-Brunswick ?
La SAANB exprime ses inquiétudes
Petit-Rocher, le 3 mars 2004 – La volonté du Ministère de la Santé et du Mieux-être du N.-B. de desservir adéquatement la Communauté acadienne du N.-B semble tiède, à la lueurs des récentes décisions et commentaires du Ministre de la Santé, M. Elvy Robichaud.
Dans le dossier des services d’oncologie (soins contre le cancer), le Ministre indique que les patients pourraient avoir à choisir entre des services en français ou des soins rapides. Cette approche va à l’encontre de la Loi sur les Langues officielles et des principes d’égalité des deux communautés linguistique compris dans la Chartre canadienne, banalisant ainsi les droits des citoyens à être servi dans la langue de leur choix. La SAANB étudie la possibilité de porter plainte au Commissaire aux langues officielles.
La décisions portant sur les Services hospitaliers dans la Péninsule acadienne retire de la région des services existants, entre autres la chirurgie et l’obstétrique, alors que d’autres régions moins populeuses, tel que la Miramichi par exemple, ont droit à leur hôpital régional. Par ailleurs la Régie régionale Acadie-Bathurst n’a pu se prononcer de façon acceptable sur la langue de travail dans ses établissements. Donc, dans le transfert des services de la Péninsule à la région Chaleur, il risque d’y avoir un recul linguistique.
«Est-ce que les personnes habitant la Péninsule acadienne sont des citoyens de deuxième ordre ?» se demande le président de la SAANB, Jean-Guy Rioux . Pourtant, une étude récente de la SAANB démontre le manque d’infrastructures dans les régions du Nord. «Alors, pourquoi enlever des services dans la Péninsule acadienne» conclut le président de la SAANB.
La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick est un organisme à vocation provinciale qui a pour but de défendre et promouvoir les droits de la communauté acadienne.
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