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COMMUNIQUÉ
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Bilan linguistique :
Les enjeux qui se présentent à la société acadienne
Petit-Rocher, le 22 septembre 2004 – En 2002, nous avons eu, au Nouveau-Brunswick, une nouvelle loi sur les langues officielles. La SAANB a salué cette nouvelle législation comme étant une avancée significative pour la communauté acadienne au Nouveau-Brunswick, tout en signalant certaines lacunes, notamment sur le plan de la langue de travail et dans l’application de la loi au domaine de la santé.
Bien qu’au Nouveau-Brunswick, nous ayons une égalité de statut non seulement du français et de l’anglais, mais des deux communautés de langues officielles, l’égalité dans les faits est loin d’être acquise. À la fin de son mandat, et à la veille de la Convention 2004, le président de la SAANB, monsieur Jean-Guy Rioux veut illustrer par quelques exemples, les lacunes de notre système et le travail qui reste à faire.
En éducation une dualité qui reste à compléter
Nous avons la dualité en éducation depuis une trentaine d’année, mais qu’en est-il vraiment de cet acquis par rapport à l’ensemble du système ? Une étude de Me Michel Doucet nous montre bien clairement que même en éducation la dualité est bien incomplète, particulièrement en ce qui à trait à notre réseau de collèges communautaires et au contrôle réel qu’exerce la communauté. Une réforme est en cours visant à rendre plus autonome ce réseau, il est impératif que les changements apportés respectent l’égalité des communautés et le droit à des institutions homogènes en éducation.
Pour répondre aux exigences constitutionnelles, cette réforme devra donc :
1- reconnaître l’existence d’un réseau francophone contrôlant tant son administration que ses programmes d’étude;
2- Doter ce réseau ou ce collège provincial francophone d’un éventail complet de programmes d’études répondant aux besoins de la communauté acadienne;
3- Donner la gestion de ce réseau ou de ce collège à la communauté acadienne en tant que communauté de langue officielle minoritaire.
En éducation la SAANB veut mettre de l’avant les enjeux suivants :
· La question d’un enseignement élargi de l’histoire acadienne dans le réseau des écoles publiques du Nouveau-Brunswick;
· En collaboration avec les partenaires du milieu de l’éducation, la question du financement équitable pour favoriser la poursuite d’une éducation de qualité, en français, au Nouveau-Brunswick et un accès juste et équitable aux études post secondaire; l’équité dans ce domaine peut exiger un financement supplémentaire pour nos institutions et nos jeunes ;
· Le contrôle de notre système d’éducation de la petite enfance au post secondaire ;
· Rapatriement, au sein d’un Ministère de l’éducation, des services à la petite enfance, au même titre que les études scolaires et post secondaires .
La place du français dans l’administration provinciale :
Au chapitre de la réforme linguistique et administrative plusieurs croient qu’il faut revenir aux objectifs mis de l’avant dans le rapport Poirier Bastarache :
1- Assurer à tous les citoyens des services de qualité égale dans les deux langues officielles ;
2- Assurer à tous les citoyens une accessibilité raisonnable à une carrière dans la fonction publique et la possibilité d’y travailler dans la langue officielle de leur choix ;
3- Assurer une participation équitable des deux communautés linguistiques dans la fonction publique ;
4 Reconnaître l’identité régionale des communautés linguistique et favoriser le développement des deux communautés linguistiques officielles. (L’ACADIE A L’HEURE DES CHOIX, 1996, P 95).
Dans l’esprit des objectifs, ci-haut mentionnés, la SAANB met donc de l’avant les propositions suivantes :
Remise en place du contrôle du profil linguistique de la fonction publique provinciale afin de mieux refléter le bilinguisme de la province et aussi de s’assurer d’un accès équitable pour la population acadienne, conformément à Loi garantissant l’égalité des deux communautés linguistiques.
Possibilité de travailler dans la langue de son choix dans la fonction publique provinciale afin de respecter la loi qui garantit l’égalité des deux communautés linguistiques.
Renforcement de la Loi sur les langues officielles dans le domaine de la santé:
Dans le domaine de la santé, trop souvent nos institutions francophones en santé sont en compétition, Compétition pour les mêmes médecins, compétition pour les mêmes services. Des correspondances récentes entre médecins sont assez éloquentes à ce sujet. Notre gouvernement provincial tante de remédier à ce mauvais fonctionnement du système par son plan provincial et une approche plus centralisatrice. Cependant tant qu’il ne reconnaîtra pas l’existence dans les faits d’un réseau de santé en français le problème ne sera pas réglé. Des spécialistes francophones du Sud refuseront de servir des francophones du Nord étant donné la priorité accordée aux patients de leur régie. Ces régies du Nord à majorité francophone seront donc amenées à passer des ententes avec des régies du Sud qui n’offrent pas les services en français.
Nous croyons que la création d’un réseau de services de santé en français autour d’institutions primaires, secondaires et tertiaires francophones et des régies francophones (avec des structures pour l’utilisation de la langue minoritaire dans les régies à majorité anglophone) contribuerait à régler ce type de problèmes. La création de ce réseau de services en français aurait l’avantage de mieux desservir les francophones de toutes les régions de la province, de faciliter l’envoi de médecins en région, à cause de la possibilité de travailler en réseau avec d’autres équipes francophones de la province, et ainsi, de mieux répondre aux exigences constitutionnelles.
En conclusion
En plus des questions de dualité linguistique, d’autres défis se présentent à la société acadienne : consolidation et développement de nos acquis linguistique; développement économique de nos régions; questions reliées à la démographie (exode des régions, vieillissement de la population, immigration, etc.). l’éducation de notre population (accès, alphabétisation, etc.) et finalement, la gouverne et la représentation de notre société civile dans le cadre canadien et néo-brunswickois. Cependant la place actuelle du français dans l’administration de la province, dans les secteurs de la santé et de l’éducation démontre bien l’ampleur de la tâche qui nous attend dans les prochaines années.
La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick est un organisme à vocation provinciale qui a pour but de défendre et promouvoir les droits de la communauté acadienne.
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Renseignements : 506.783.0626

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