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La SAANB demande plus d’ouverture à la réalité des régions francophones



Petit-Rocher, le 5 novembre 2004 - La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick affirme toujours que les régions acadiennes de la province sont les plus touchées par le Plan de santé provincial. La SAANB juge que la réforme en santé comprend trop de coupes et met donc en péril les services de santé essentiels et les services d’hospitalisation pour les populations des régions de Saint-Quentin, Grand-Sault, Caraquet et Dalhousie.

« Le gouvernement doit reconnaître le statut spécial pour l’hôpital Hôtel Dieu St-Joseph de Saint-Quentin en raison de l’isolement géographique de la région du Restigouche Ouest, revoir sa décision dans le cas de la réduction des lits à l’hôpital de Grand-Sault et de Dalhousie et réexaminer la reconduction des services de santé de Caraquet vers une institution dite bilingue », a déclaré la présidente de la SAANB, Marie-Pierre Simard.

« Selon notre analyse, le gouvernement n’a pas tenu compte des particularités des régions et les besoins des communautés linguistiques affectées par les coupes de lits dans la Péninsule acadienne et le Restigouche, par exemple », a précisé Madame Simard.

Plus de la moitié des lits supprimés dans le réseau provincial appartenaient à des hôpitaux francophones et proviennent des régions qui souffrent déjà d’un manque de services. « Si les réductions de lits n’affectent pas les services de la santé, comment va-t-on améliorer les services dans des régions où des études récentes de la SAANB sur l’état de santé des francophones démontrent le manque d’infrastructures », de souligner la présidente de la SAANB.

La SAANB s’inquiète donc de l’impact qu’auront ces coupures sur les services des soins de santé auprès de la communauté acadienne. La SAANB soutient que le rapport de lits par habitant doit être plus élevé en région rurale en raison des distances à parcourir. De plus, en raison des besoins identifiés, les régions rurales doivent avoir des services plus spécialisés afin d’assurer un meilleur accès.



« L’égalité linguistique doit être un paramètre essentiel et incontournable dans le développement de tout nouveau plan provincial de la santé et nous remarquons que cet élément a été sérieusement négligé dans le plan présenté par le gouvernement Lord », de déclarer Marie-Pierre Simard.

Pour la SAANB la situation qui prévaut actuellement dans notre système de santé confirme davantage le besoin de mettre en réseau les institutions francophones de la santé au Nouveau-Brunswick. Selon la SAANB, la réforme proposée doit examiner les collaborations possibles entre les institutions francophones de la santé afin d’assurer l’accès à des services spécialisés. Une réforme dans le domaine de la santé devrait comprendre un système provincial regroupant deux réseaux afin d’assurer des services efficaces et équitables dans les deux langues officielles.

La SAANB reconnaît qu’une restructuration s’impose dans les services de la santé de la province et implore le gouvernement Lord de faire preuve d’ouverture et de reconnaître les préoccupations soulevées par les populations francophones touchées par le Plan de santé provincial 2004-2005.


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Communications : 544.5776 ou 783.0626
Courriel : saanbcom@nb.aibn.com

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