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COMMUNIQUÉ
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La SAANB veut intervenir plus efficacement auprès de nos gouvernements
PETIT-ROCHER, le 29 juin 2005 – Après une session législative quelque peu silencieuse sur les questions linguistiques, la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick entend surveiller de près l’évolution des dossiers linguistiques provinciaux et, pour ce faire, ouvrira prochainement à Fredericton un poste de responsable des relations publiques et de liaison politique avec nos gouvernements. C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui la présidente de l’organisme, Marie-Pierre Simard.
«Avec ce nouveau poste, la SAANB sera en meilleure position pour intervenir auprès du gouvernement provincial, tant sur le plan de la revendication que de la collaboration à des dossiers d'intérêt pour la communauté acadienne et son réseau associatif, » de dire Madame Simard.
« Depuis bientôt trois ans, a-t-elle ajouté, nous avons eu, au Nouveau-Brunswick, une nouvelle Loi sur les langues officielles. Rappelons qu’en 2002, la SAANB a salué cette nouvelle législation comme étant une avancée significative pour la communauté acadienne au Nouveau-Brunswick, tout en signalant certaines lacunes, notamment sur le plan de la langue de travail et dans l’application de la loi au domaine de la santé. »
« Sur le plan linguistique, peu de choses ont évolué malgré les recommandations du Commissaire aux langues officielles dans son premier rapport. Aucune révision de la politique linguistique ne pointe à l’horizon et nous ne savons toujours pas quel est le ministère qui est responsable de la mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles. Une nouvelle politique et un plan de mise en oeuvre pourraient combler certaines lacunes de notre loi, notamment sur le plan de la langue de travail, » précise Madame Simard.
Trop souvent le Gouvernement du Nouveau-Brunswick laisse passer et met de l'avant des interprétations restrictives de la loi de 2002. Par exemple, alors que dans la cause de Charlebois contre la Ville de Saint-Jean, la province appuie l’interprétation restrictive de la Ville de Saint-Jean, à savoir qu’elle n’a pas à se conformer à la Loi sur les langues officielles et à utiliser en Cour la langue du justiciable; dans la poursuite de la SAANB contre la GRC (actuellement en Cour) la province n’intervient pas pour réclamer que la GRC, à titre de police provinciale, se conforme à la loi provinciale sur les langues officielles.
Aussi, dans la réforme en cours visant à rendre plus autonome le réseau des collèges communautaires, il est impératif que les changements apportés respectent l’égalité des communautés et le droit à des institutions homogènes en éducation. Cela doit se faire en reconnaissant l’existence d’un réseau francophone contrôlant tant son administration que ses programmes d’étude. Les documents de consultation qui circulent sont pour le moins peu précis sur cette question.
Dans le domaine de la santé, l’absence d’exigences et de normes précises pour l’utilisation des langues officielles au sein des institutions de santé est une autre lacune qu'il faudrait combler le plus rapidement possible.
« Dans un registre plus positif, de conclure Madame Simard, notons que la consultation du milieu associatif acadien sur les questions des langues officielles et d’appui à la communauté acadienne s’est améliorée, notamment pour la préparation du Sommet de la Francophonie et des ententes fédérales-provinciales. »
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La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick est un organisme provincial qui vise à défendre et à promouvoir les droits et les intérêts de la communauté acadienne.
Renseignements (506) 783-0626

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