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Rapport du Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick

La SAANB se réjouit de certaines recommandations, mais est déçue des réalisations du gouvernement



Petit-Rocher, le 31 janvier 2006 – Après avoir pris connaissance du deuxième rapport du Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, la présidente de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick, Marie-Pierre Simard, se réjouit de la vision élargie de son mandat qui transparaît dans le document. Cependant, le peu d’avancer sur le plan de la mise en œuvre des langues officielles nous laissent songeurs.

Les efforts de promotion mis de l’avant par le Commissaire sont de nature à faire avancer les langues officielles du Nouveau-Brunswick, constate la présidente. En ce sens, elle accueille de façon positive l’ouverture au partenariat associatif dans un but de promotion des langues officielles. Elle félicite le Commissaire de se présenter comme un agent de changements et d’inviter les citoyens et citoyennes à l’être. C’est bien de changements dont nous avons besoin, précise la présidente et, sur ce plan, les réalisations de notre gouvernement provincial sont trop timides.

La révision de la partie Langue de services de la Politique des langues officielles ne va pas assez loin. Bien qu’elle amène la notion d’offre active, la révision ne précise pas de cadre qui permette d’évaluer si effectivement les services de qualité égale sont rendus. La politique revisée ne précise pas les mesures qui permettraient aux fonctionnaires de travailler dans la langue officielle de leur choix et on sait que le contexte actuel est défavorable à l’utilisation du français comme langue de travail, donc assimilateur. C’est d’une révision en profondeur de la politique sur les langues officielles dont nous avons besoin, insiste Madame Simard, avec un plan directeur comme le propose le Commissaire et des outils d’évaluation, avec par exemple le retour du profil linguistique de la fonction publique.

En ce qui a trait à la recommandation de la création d’un conseil d’aménagement linguistique, Madame Simard rappelle qu’un tel organisme existe sur le plan associatif, soit le Conseil d’aménagement linguistique du Nouveau-Brunswick, et qu’un partenariat avec ce groupe pourrait être innovateur tout en faisant avancer le dossier au sein de l’appareil gouvernemental.

Quant au nombre de plaintes traitées, près d’une centaine, elles ne sont que la pointe de l’iceberg, mais démontrent bien que l’égalité réelle doit passer par une plus grande place du français dans l’administration de la province. Sur ce plan, les avancées significatives se font attendre et le Commissaire constate même une régression sur le plan de la formation linguistique, ce qui est inacceptable, conclut la présidente de la SAANB.

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Renseignements : (506) 783-0626

La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick est un organisme provincial voué à la défense et à la promotion des droits et intérêts de la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick.

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