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4e rapport du Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick

La SAANB exhorte le gouvernement à agir



Dans son quatrième rapport annuel, le Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, M. Michel Carrier, souligne « l’attitude constructive qu’adoptent les institutions dans le cadre des enquêtes » sur la mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles. Cependant, il déplore que le gouvernement n’ait toujours pas réagi à ses recommandations émises dans le rapport 2004-2005, l’incitant à prendre des mesures positives pour assurer l’égalité réelle dans la prestation des services, en vertu de la Loi sur les langues officielles.

« A quoi sert le poste de Commissaire aux langues officielles si le gouvernement ignore ses recommandations ? » s’interroge Marie-Pierre Simard, présidente de la SAANB.

Comme le répète M. Michel Carrier depuis son entrée en fonction en 2003, « la mise en place d’un plan directeur visant à rendre effectifs la lettre, l’esprit et l’intention de la Loi sur les langues officielles doit être une priorité du gouvernement », dit Mme Simard. « C’est vrai dans le domaine de la santé, où les plaintes sont toujours très nombreuses de la part des francophones, lorsqu’ils doivent recevoir des services spécialisés dans les institutions anglophones, mais c’est aussi vrai dans le domaine de l’éducation »

« Si le gouvernement avait mis à jour sa politique sur les langues officielles, et adopter un plan directeur pour chaque ministère, la dualité linguistique au sein de la nouvelle structure proposée pour l’enseignement postsecondaire ne serait pas, une fois encore, remise en question » constate la présidente de l’organisme.

« Le gouvernement doit prendre tous les moyens pour s’acquitter de son obligation d’assurer aux francophones de la province un accès égal à des services de qualité dans leur langue, de même qu’à permettre aux fonctionnaires de travailler dans la langue de leur choix » poursuit Mme Simard.

« Après 25 ans de reconnaissance de l’égalité des deux communautés linguistiques au Nouveau-Brunswick., la période d’attente est terminée. Le gouvernement a l’obligation juridique d’agir ».conclut-elle

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