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Réforme de l’éducation postsecondaire



Dans une lettre ouverte, adressée au Premier ministre Shawn Graham, la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick exige que le gouvernement Graham réaffirme, lors du discours du Trône, que le plan d’action gouvernemental dans le domaine de l’éducation postsecondaire ne se fera pas au détriment des principes d’égalité des deux communautés de langue officielle de la province, ni en dérogation avec nos droits constitutionnels ou la dualité en éducation.

Le rapport de la Commission sur l’éducation postsecondaire a fait couler beaucoup d’encre, et de nombreux intervenants de toutes les régions de la province ont exprimé leurs inquiétudes ou leurs désaccords avec plusieurs recommandations, notamment la création d’écoles polytechniques, le démantèlement de l’Université de Moncton, et la création d’institutions d’enseignement bilingues, au niveau des collèges communautaires.

« Le point de vue des Acadiens, Acadiennes et francophones de la province en ce qui concerne le type de système d’éducation postsecondaire qu’ils souhaitent ne sera défendu que par le recteur de l’Université de Moncton. Les autres membres du comité étant en majorité anglophones ou bilingues, et de surcroît fonctionnaires puisqu’ils proviennent du réseau des collèges communautaires ou du ministère, auront peu de marge de manœuvre pour défendre des idées contraires à celles mises de l’avant par leur employeur, le gouvernement. » croit Marie-Pierre Simard, présidente de la SAANB.

« Le 27 novembre, dans son discours du Trône, le gouvernement doit s’engager à respecter notre droit constitutionnel à des institutions d’éducation postsecondaire distinctes sur le plan linguistique. Le Nouveau-Brunswick qui « cherche à accomplir sa destinée » ne peut le faire au détriment des intérêts du tiers de sa population et en dérogation avec ses propres lois » conclut Mme Simard.

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