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Plan de santé : nos droit linguistiques et constitutionnels toujours bafoués



La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB) se trouve encore une fois dans l’obligation de sommer le gouvernement de respecter les droits constitutionnels et linguistiques des Acadiens et francophones de la province.

« Il y a une très grande différence entre les propos que nous a tenus en séance privée le Ministre de la santé, et le projet de loi que nous avons eu le temps de lire », constate Mme Simard, présidente de l’organisme.

Devant cette situation, la SAANB demande aujourd’hui au Premier Ministre Graham d’intervenir pour que la Loi 34, modifiant la Loi sur les régies régionales de la santé, reconnaisse explicitement ce qui suit : « que la régie régionale de la santé A soit expressément nommée Régie régionale de la santé francophone, comme c’était le cas de la Régie régionale de la santé Beauséjour, et que la régie régionale de la santé B, soit nommée Régie régionale de la santé anglophone. La loi doit également indiqué que la langue de travail de la Régie de la santé francophone soit le français et que celle de la Régie régionale de la santé anglophone, soit l’anglais. Finalement, la loi doit aussi être explicite à l’effet que les deux régies sont tenues de donner des services dans la langue de choix du patient ».

De plus, pour qu’un projet de loi devienne loi, il doit passer par l’étape des trois lectures devant l’Assemblée législative et finalement obtenir la sanction royale. Ce n’est qu’à ce moment que ses dispositions prennent effet. Or le projet de loi autorisant le ministre à abolir les régies régionales dès la première lecture n’a pas encore reçu la sanction royale.

« Non seulement le Ministre Murphy s’est illégalement arrogé le droit d’abolir les régies régionales de la santé, contrevenant ainsi à nos droits constitutionnels, mais, en abolissant les élections des conseils d’administrations des nouvelles structures, il nous propose un système de gouvernance de nos institutions de santé digne des années 1940 » reprend Mme Simard.

«J’invite la population acadienne à se joindre à nous pour défendre ses droits linguistiques et constitutionnels en regard au Plan de santé», a conclut la présidente de l’organisme.

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