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COMMUNIQUÉ
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Abolition du programme d’immersion en français : une décision hâtive et unilatérale du Ministre Lamrock
Pour la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick, l’abolition du programme d’immersion en français est une mesure contre-productive pour la seule province officiellement bilingue du pays qui, de surcroît, vise l’excellence en matière d’éducation pour tous ses enfants.
«De nombreuses études, ici comme ailleurs, démontrent que l'immersion en bas âge est la meilleure façon d'apprendre une seconde langue» rappelle Marie-Pierre Simard, présidente de la SAANB.
Donnant suite au plan du gouvernement Les enfants au premier plan, visant à bâtir le meilleur système d’éducation au Canada, la Commission sur l’enseignement de la langue seconde a fait un bilan peu reluisant des résultats obtenus par les élèves anglophones qui suivent un programme d’immersion en français, et recommande au gouvernement son abolition ainsi que l’introduction de deux nouveaux programmes de français langue seconde.
Comme de nombreux intervenants, dont la Canadian Parent’s for French, la SAANB estime « qu’il aurait été préférable de revoir la méthodologie employée dans le programme d’immersion existant et d’y apporter les changements nécessaires afin d’en améliorer les résultats, plutôt que d’abolir une initiative qui a permis à 15 % des jeunes anglophones qui y étaient inscrits de se familiariser avec la langue et la culture des francophones. Le ministre aurait également dû demander l’expertise de linguistes avant de prendre une décision dans ce dossier névralgique qui aura des répercussions importantes. »
De toute façon, si l’objectif du gouvernement est vraiment de faire en sorte que 70 % de tous les diplômés du secondaire puissent fonctionner dans leur seconde langue officielle, le Ministre Lamrock devra effectivement améliorer l’apprentissage de la langue seconde tout au long de ses études dans le système public, non seulement à partir de la 5ème année. Il faudra aussi prévoir des échanges scolaires et s'assurer que les anglophones aient accès à un milieu de vie en français à l'extérieur des classes.
«Finalement, le N.-B. devra redoubler d'efforts pour s'assurer que la prochaine génération sera bilingue. C'est un investissement dans l’avenir de notre société», conclut Marie-Pierre Simard.

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