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COMMUNIQUÉ
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Dossier linguistique à la GRC : La Cour suprême du Canada donne raison à la communauté acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick
La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB) et Marie-Claire Paulin se réjouissent de la décision de la Cour suprême portant sur les obligations linguistiques de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) lorsqu’elle fournit les services de police pour le compte de la province du Nouveau-Brunswick.
«Après plus de 10 ans de revendications et de luttes juridiques visant à assurer aux Acadiens et francophones des services de qualité dans la langue de leur choix par la GRC pour le compte du gouvernement provincial dans la seule province officiellement bilingue au pays, ce jugement de la Cour suprême du Canada vient clarifier une fois pour toute une situation très complexe », a fait savoir la présidente de la SAANB.
« Ce jugement est la preuve que la solidarité et la persévérance de toute une communauté peut finalement obliger les gouvernements et les institutions à reconnaître nos droits et surtout à respecter leurs propres lois », a ajouté Marie-Pierre Simard.
Avec l’aide de son conseiller juridique, l’organisme va maintenant étudier en profondeur cette décision pour en analyser toute la portée aux niveaux des droits linguistiques et de la reconnaissance du principe de l’égalité des communautés de langues officielles que nous retrouvons dans la Charte canadienne des droits et libertés, aux paragraphes 16.1(1) et 20(2)et dans la Loi sur les langues officielles de notre province.
« Espérons que ce jugement, rendu par le plus haut tribunal du pays à l’encontre d’une institution fédérale, aura une influence positive sur les décisions que les gouvernements prendront dans les différentes sphères de la vie des communautés acadiennes et francophones au cours des prochaines années», a indiqué la présidente de l’organisme.
Pour sa part, Marie-Claire Paulin est très heureuse de la décision. « C’est une excellente nouvelle pour les citoyens et citoyennes. J’espère que, désormais, nous ne serons plus obligés d’encombrer les tribunaux pour faire appliquer les lois », renchérit–elle.

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