| |
L'avenir politique et économique de l'Acadie
du Nouveau-Brunswick (suite)
Questionnaire et méthodologie de l'enquête
Le questionnaire comprenait quatre-vingt questions structurées
en cinq parties : i- données socio-démographiques, linguistiques
et économiques; ii- structures administratives; iii- vie et
institutions politiques; iv- développement économique; et
v- questions générales. Le questionnaire est conçu de façon
à vérifier l'attitude des Acadiens et des Acadiennes par rapport
aux différentes options administratives, politiques et économiques.
Il nous permet aussi de tester le niveau de confiance des
gens en relation avec plusieurs scénarios de modifications
des structures politiques dont l'union des Maritimes et l'indépendance
du Québec.
L'échantillonnage a été construit en utilisant la méthode
aléatoire simple avec un degré de confiance de 95 % et un
intervalle de confiance de ± 3,5 %. Les données du recensement
de 1991 nous indiquent qu'il y a 84 496 ménages francophones
dans les régions acadiennes du Nouveau-Brunswick. Étant donné
la taille de la population et la qualité de l'échantillon
choisie, nous devions construire 777 dossiers. Pour s'assurer
d'une bonne représentation par régions, nous avons décidé
de répartir cet échantillon de façon proportionnelle entre
les trois grandes régions acadiennes : Nord-Ouest (le comté
de Madawaska et les subdivisions de Grand-Sault et Drummond
du comté de Victoria), le Nord-Est (les comtés de Restigouche
et Gloucester et la subdivision Alnwick du comté de Northumberland)
et le Sud-Est (le comté de Kent, les subdivisions de Hardwicke
et Rogersville du comté de Northumberland et les subdivisions
de Shédiac, Cap-Pelé, Moncton et Dorchester du comté de Westmorland.).
Le taux de participation à l'enquête est excellent (64,7 %).
Ainsi, pour obtenir 777 répondants, nous avons rejoint 1 219
francophones. Ce nombre exclut les anglophones puisque l'enquête
s'adressait aux francophones.
L'enquête a été réalisée du 6 au 31 mars 1995 par une équipe
de dix enquêteuses professionnelles au service de Statistique
Canada. Les enquêtes téléphoniques conduisent généralement,
malgré toutes les précautions que l'on peut prendre dans la
sélection du répondant dans le ménage, à une surreprésentation
des femmes et à une sous- représentation des jeunes, surtout
lorsque l'enquête est conduite durant la période scolaire.
Suite à des tests de relations entre les variables, nous avons
décidé de pondérer les résultats selon le sexe. Nous obtenons
une bonne représentation de la population. Par exemple, alors
que les données du recensement montrent que le pourcentage
des adultes francophones des régions acadiennes du Nouveau-Brunswick
qui ont fréquenté des institutions d'enseignement postsecondaire
est de 31,1 %, nous obtenons, une fois les résultats de l'enquête
pondérés pour le sexe, un pourcentage de 31,9 %. Quant à la
participation au marché du travail, le recensement donne un
pourcentage de 59,9 % alors que l'enquête nous donne un taux
de participation de 57,5 %. Cependant, malgré la pondération
selon le sexe, certains biais demeurent. Par exemple, les
jeunes sont sous- représentés. (suite - Les
principaux résultats)
|