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Diagnostic sur la vitalité de la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick

Michel Doucet



Le Nouveau-Brunswick est souvent cité en exemple lorsque vient le temps de parler d'harmonie et d'égalité linguistiques. A entendre nos élus, notre province devrait servir de modèle aux personnes qui cherchent l'aménagement linguistique idéal. Cette perception est-elle un mythe ou une réalité? Dans ma présentation, qui propose un bilan de nos outils législatifs, je chercherai à examiner certains éléments de réponse.

Notre loi provinciale sur les langues officielles a été sanctionnée il y a vingt-six ans. Adoptée en 1969, elle consacrait pour la première fois dans un texte législatif provincial l'existence sur le territoire néo-brunswickois de deux communautés de langues officielles. Le Nouveau-Brunswick devenait ainsi la deuxième province canadienne, après le Québec, à se déclarer officiellement bilingue. L'adoption de cette loi n'avait pourtant rien d'exceptionnel. La population étant composée d'un tiers de francophones, il est même surprenant que cette reconnaissance soit venue si tardivement.

J'examinerai d'abord les initiatives prises par le législateur pour résoudre les problèmes soulevés dans notre province par la question linguistique. Dans un premier temps, je comparerai la Loi sur les langues officielles de 1969 avec la Loi sur les langues officielles de 1988. J'analyserai par la suite la politique linguistique du gouvernement McKenna mise en oeuvre également en 1988. Les différentes modifications constitutionnelles adoptées en matière linguistique feront l'objet de mes dernières remarques, qui serviront à évaluer l'efficacité de ces changements apportés à la Constitution canadienne. (suite - Loi sur les langues officielles)


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