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Comparution de la Société des Acadiens et
Acadiennes du Nouveau-Brunswick
Dans le cadre des audiences publiques
sur la Déclaration de Calgary présenté au Comité du Nouveau-Brunswick
pour la consultation sur l’unité nationale
le 7 novembre 1997
Madame, Monsieur,
Permettez-moi tout d’abord de remercier le comité pour l’occasion
qui nous est faite de comparaître afin de présenter le point
de vue de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick
(SAANB) sur la Déclaration de Calgary.
La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick
compte 20 000 membres. Son conseil d’administration est formé
de représentants de toutes les régions acadiennes de la province.
La SAANB a pour mandat de voir à la reconnaissance et au respect
des droits linguistiques de la communauté acadienne par les
instances gouvernementales et ce, dans tous les secteurs d’activité.
Elle cherche à établir des consensus pour une vision globale
du développement de l’Acadie.
D’entrée de jeu, la SAANB tient à assurer au comité qu’elle
considère important l’exercice de consultation en cours. La
Déclaration de Calgary nous semble constituer un pas dans
la bonne direction vers la reprise des discussions constitutionnelles,
voire la réintégration du Québec dans la famille constitutionnelle
canadienne, selon l’accueil qui lui sera réservé dans cette
province. Considérant l’enjeu d’une telle reprise des discussions,
la SAANB croit opportun de rappeler au gouvernement du Nouveau-Brunswick
que tout changement constitutionnel est susceptible d’avoir
un impact significatif sur la communauté acadienne. Bien qu’à
l’heure actuelle on ne parle que d’une simple "déclaration",
nous n’ignorons pas que cette initiative peut éventuellement
être traduite dans des textes juridiques, et cela explique
tout le sérieux que nous accordons à ce dossier.
Au cours des récentes années, grâce à leur dynamisme, les
Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick ont récolté des
droits essentiels dans le cadre d’un fédéralisme fort. Aujourd’hui
encore, Ottawa est le principal garant de ces droits qui permettent
à la communauté acadienne et à celles des francophones du
Canada de s’épanouir dans leur langue. La constitution canadienne
et la Charte canadienne des droits et libertés comportent
des garanties qui nous sont chères, et nous savons reconnaître
tous les bienfaits que nous apporte la Loi sur les langues
officielles fédérale.
Précisons, avant d’aller plus loin, que la SAANB est d’accord
avec les objectifs de la Déclaration de Calgary et que nous
ne tentons pas d’y faire apporter des modifications en profondeur.
Nous comprenons l’enjeu de la démarche. Nous ne visons pas
à obtenir des gains nouveaux. Mais la Déclaration de Calgary
est à nos yeux trop importante pour qu’y persistent des imprécisions
sur la réalité canadienne qui sont potentiellement dommageables
pour les Acadiens et Acadiennes.
La Déclaration de Calgary présente en sept points la vision
du Canada à laquelle sont parvenus les premiers ministres
des provinces, sans le Québec. Pour les fins de notre mémoire,
nous passerons en revue les articles de la Déclaration que
nous souhaitons commenter.
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