Plan du site Recherche Accueil SAANB

Quoi de neuf?
À propos de la SAANB
Références  
 >Allocutions, mémoires et
  études

 >Données démographiques
 >Lois
 >Réalisations de la SAANB
 >Réalités historiques
  acadiennes

 >Rapport annuel
Parfum de francophonie
Fonds de l'Avenir
Pour nous joindre
Forum de concertation
Campagne de recrutement
Les régions
MÉMOIRES


 

Comparution de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick

Dans le cadre des audiences publiques sur la Déclaration de Calgary présenté au Comité du Nouveau-Brunswick pour la consultation sur l’unité nationale

L’article 4

Les peuples autochtones avec leurs cultures, le dynamisme des langues française et anglaise, et le caractère multiculturel d’une population issue de toutes les régions du monde, sont des éléments dont est constituée la riche diversité du Canada.

  La SAANB désire profiter de l’exercice en cours pour prier le gouvernement du Nouveau-Brunswick de mettre tout en oeuvre afin que la déclaration à laquelle il adhère et dont il a présidé la démarche reconnaisse l’existence des Acadiens et Acadiennes. Le cadre de discussions que constitue la Déclaration de Calgary doit permettre au Nouveau-Brunswick d’exprimer sa vision de l’égalité des communautés linguistiques et de la dualité, de reconnaître la contribution des Acadiens et Acadiennes à sa réalité, à son rayonnement, et de manifester son désir promouvoir les droits de la minorité linguistique.

De même que la Déclaration de Calgary permet au Nouveau-Brunswick de participer à jeter des ponts entre les provinces canadiennes, elle doit être pour lui l’occasion de réitérer à ses vis-à-vis provinciaux et au fédéral leurs responsabilités en matière de reconnaissance et de promotion des communautés acadienne et francophones.

Les deux précédentes ententes constitutionnelles, celles de Meech et de Charlottetown, nous avaient habitués à une reconnaissance plus nette de la dualité canadienne que la Déclaration de Calgary. Force nous est de constater que ce récent document propose une vision dualiste pour le moins myope en renvoyant toute la notion de parlants français et de collectivités francophones à l’article 5 qui a trait strictement au Québec. C’est un peu comme si on avait tenté d’éluder la question des communautés acadienne et francophones présentes sur le territoire. Manque de courage ? Oubli ?

Souvenons-nous que l’accord du lac Meech faisait état de l’existence de Canadiens d’expression française, concentrés au Québec mais présents aussi dans le reste du pays, et de Canadiens d’expression anglaise, concentrés dans le reste du pays mais aussi présents au Québec".

Aussi comprendra-t-on que la Déclaration de Calgary paraît pour le moins réductrice lorsqu’elle ne fait état de que "du dynamisme des langues française et anglaise". Les Acadiens et les francophones du pays forment des collectivités qui se définissent certes par une langue commune, mais également par leur culture.

Alors même que la Déclaration de Calgary offre une reconnaissance aux peuples autochtones - ce qui est en soi juste - comment expliquer qu’on fasse si peu de cas des francophones du pays et du premier peuple européen débarqué au Canada, à savoir les Acadiens ? La SAANB prie donc le gouvernement du Nouveau-Brunswick de faire en sorte que la Déclaration de Calgary reconnaisse l’existence de Acadiens et on ne peut imaginer que cela puisse constituer une pierre d’achoppement dans ce débat.

En outre, la SAANB s’inquiète de l’absence, dans l’article 4, de toute référence aux devoirs du fédéral en matière de protection et de promotion de la dualité canadienne qui constitue l’une des caractéristiques fondamentales du pays. Pourquoi le Québec aurait-il le "rôle de protéger le caractère unique de la société québécoise au sein du Canada et d’en favoriser l’épanouissement", tel que le stipule l’article 5, alors que ni les provinces canadiennes, pas plus que le fédéral, n’auraient de telles responsabilités pour ce qui est des "éléments dont est constituée la riche diversité du Canada" ?

La SAANB propose donc le libellé suivant :

Les peuples autochtones avec leurs cultures, les communautés acadienne, francophones et anglophones, dynamiques partout au Canada, et le caractère multiculturel d’une population issue de toutes les régions du monde, sont des éléments dont est constituée la riche diversité du Canada. Par conséquent le parlement et le gouvernement fédéral ont le rôle de protéger ces particularités et d’en favoriser l’épanouissement.

L’article 2          L’article 4          L’article 6          Autre

Menu mémoires Haut