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Comparution de la Société des Acadiens et
Acadiennes du Nouveau-Brunswick
Dans le cadre des audiences publiques
sur la Déclaration de Calgary présenté au Comité du Nouveau-Brunswick
pour la consultation sur l’unité nationale
L’article 6
Si une future modification constitutionnelle
devait attribuer des pouvoirs à une province, il faudrait
que ces mêmes pouvoirs soient accessibles à toutes les provinces.
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Le récent
mouvement de dévolution administrative d’Ottawa vers les
provinces ou le secteur privé amène la SAANB à se poser
de sérieuses questions sur l’abandon de champs de compétences
fédérales, et notamment en ce qui a trait aux droits linguistiques.
Chacun sait que le fédéral est le principal artisan du
bilinguisme officiel, protecteur de la dualité linguistique,
et qu’en dehors du Nouveau-Brunswick, peu de provinces
canadiennes appuient ouvertement cette politique. Ici
même, au Nouveau-Brunswick, où nous formons le tiers de
la population, nous recourons au modèle fédéral pour inspirer
la province à faire davantage afin de favoriser l’épanouissement
de la communauté acadienne. Aussi, dans l’éventualité
où cette clause forcerait le gouvernement fédéral à octroyer
aux provinces la compétence linguistique qu’exigerait
le Québec pour répondre à ses obligations de promotion
de sa société distincte, les Acadiens et les Acadiens
ont tout à craindre de devoir encaisser un recul.
Alors même que les Acadiens sont attachés au fédéral,
ils sont conscients que le transfert de responsabilités
linguistiques vers les provinces constitue une menace
à la dualité linguistique. La SAANB voit dans une récente
entente signée par le fédéral avec la province les signes
avant-coureurs de ce que pourrait donner un transfert
de compétences fédérales en matière linguistique. Le texte
de l’entente Canada-Nouveau-Brunswick sur le marché du
travail est en effet muet sur le droit des fonctionnaires
à travailler dans leur langue, mettant ainsi en péril
les précieux acquis des communautés acadienne et francophones
sur la scène fédérale.
Nous formulons donc de sérieuses réserves sur cet article
6, si la dévolution de pouvoirs fédéraux vers les provinces
se traduit par l’évidage des responsabilités fédérales
en matière de protection et d’épanouissement des deux
communautés de langues officielles. En outre, nous exhortons
le gouvernement fédéral à s’assurer que toute entente
de dévolution administrative soit accompagnée des garanties
linguistiques fédérales. |
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