Plan du site Recherche Accueil SAANB

Quoi de neuf?
À propos de la SAANB
Références  
 >Allocutions, mémoires et
  études

 >Données démographiques
 >Lois
 >Réalisations de la SAANB
 >Réalités historiques
  acadiennes

 >Rapport annuel
Parfum de francophonie
Fonds de l'Avenir
Pour nous joindre
Forum de concertation
Campagne de recrutement
Les régions
MÉMOIRES


 

Mémoire de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick au Comité spécial des soins de santé
au sujet du projet de loi 60 (Suite)

Les insuffisances du projet de loi 60

Nous sommes d’avis que la Charte doit garantir des droits linguistiques aux utilisateurs et imposer des responsabilités linguistiques aux pourvoyeurs des soins de santé.  Évidemment, nous reconnaissons que les responsabilités n’auraient pas à s’appliquer à l’alinéa 2(1)c), quoique les services offerts par les médecins et autres professionnels des soins de santé payés par le ministère de la Santé et du Mieux-être se doivent d’être disponibles sur une base locale, régionale et provinciale dans les deux langues officielles.

Comme le dit si bien le mémoire du Conseil de section Émilie-LeBlanc (Moncton-Riverview-Albert) de la SAANB présenté par son président, monsieur Robert Thibault : « un service de santé de qualité c’est aussi un service dans la langue de son choix et ce principe devrait faire partie intégrante de ce projet de loi ».

Il est bon de rappeler, à ce sujet, l’article 3 de la Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques officielles du Nouveau-Brunswick :

3.  Le gouvernement du Nouveau-Brunswick, dans les mesures législatives qu’il propose, dans la répartition des ressources publiques et dans ses politiques et programmes, encourage, par des mesures positives, le développement culturel, économique, éducationnel et social des communautés linguistiques officielles.

Par ailleurs, l’alinéa 8(2)d) des fonctions attribuées au Protecteur de la santé et du mieux-être évacue complètement l’aspect linguistique de son travail d’examen des plaintes en ce qu’il lui donne le droit de rejeter toute plainte qui, à son avis conviendrait mieux à un autre mécanisme de plaintes existant, en l’occurrence le Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick.  À notre avis, sans mandat clairement précisé dans le projet de loi 60, le Protecteur de la santé et du mieux-être va passer outre à un élément primordial et central dans la prestation des soins de santé, celui de la langue de communication.

Cela s’avère être un manque de considération flagrant envers l’importance de la langue de communication dans la dispense des soins de santé.  Il s’agit également d’une négation des responsabilités gouvernementales contractées lors de l’adoption de la Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques officielles du Nouveau-Brunswick.

Conclusion :
La SAANB est d’avis que d’omettre la langue de communication dans les droits et les responsabilités des utilisateurs et des pourvoyeurs de même que dans les attributions du Protecteur de la santé et du mieux-être est plus qu’un oubli, mais bien un recul pour la communauté acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick. 

Nous espérons que nos remarques vous seront utiles afin de mieux répondre aux attentes des membres des deux communautés linguistiques du Nouveau-Brunswick.

La présidente,

Marie-Pierre Simard

Menu mémoires Haut