Mémoire de la
Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick
présenté au Collège communautaire du
Nouveau-Brunswick
Objet: Mémoire présenté au
Collège communautaire du Nouveau-Brunswick en réaction au
document de discussion :
«
Modernisation du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick
» février 2005
La Société des Acadiens et
Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB) a lu avec intérêt
le document de discussion intitulé «
Modernisation du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick
» et y a accordé la plus grande importance. Il
en va de l’intérêt de la communauté acadienne
de cette province. La SAANB vous remercie de lui donner
l’occasion de formuler ses réactions et
d’émettre ses idées sur l’orientation et sur
la structure que le réseau des collèges communautaires
francophones pourrait emprunter.
Fondée en 1973, la SAANB se veut le groupe de
représentation collective de l’Acadie du Nouveau-Brunswick
et est vouée au développement global de l’Acadie du
Nouveau-Brunswick. Notre organisme est là pour veiller
à ce que les droits des Acadiens et des Acadiennes de cette
province soient respectés, afin que les régions
acadiennes puissent se développer et la
spécificité acadienne soit reconnue.
La SAANB, forte de ses 20 000 adhésions au cours de la
dernière décennie et de la reconnaissance que lui accorde
la société civile, est présente dans toutes les
régions de la province du Nouveau-Brunswick.
Réactions
de la SAANB
D’entrée de jeu, il faut préciser qu’une
confusion réside dans l’ensemble du document, et cette
confusion est à la base de nos préoccupations. Tout
au long du document, le terme Collège communautaire du
Nouveau-Brunswick est utilisé sans que l’on sache
s’il s’agit de l’entité francophone ou du
rassemblement de l’entité francophone et de
l’entité anglophone. Même dans la lettre de
présentation, on fait allusion au fait que le Collège
communautaire du Nouveau-Brunswick a été fondé il
y a 30 ans. Ce qui a été fondé il y a trente ans,
c’est un réseau de
collèges francophones et anglophones.
Ce fut d’ailleurs l’élément
déclencheur qui nous a poussés à demander une
analyse juridique dudit document. Cette démarche se voulait un
exercice afin de mieux comprendre quelles sont les dispositions
linguistiques prévues dans la vision proposée dans ce
processus de consultation sur l’avenir du CCNB.
L’essentiel de notre réaction au document repose sur
l’absence de mesures garantissant le maintien d’un
réseau de collèges francophones.
Ce que pense la
SAANB de la vision d’avenir proposée
Déjà en l’an 2000, on
sentait que les collèges communautaires se dirigeaient vers une
structure de corporation unique, plus autonome du gouvernement.
Selon la SAANB, cette démarche amplifiait le problème de
l’absence de la dualité.
Au Nouveau-Brunswick, toute restructuration du secteur de
l’éducation doit tenir compte non seulement de la Loi sur
les langues officielles, mais aussi du cadre juridique qui garantit
l’égalité des deux communautés linguistiques
et leur droits à des institutions distinctes.
La SAANB n’est pas contre une autonomie plus grande du
réseau de collèges francophones au Nouveau-Brunswick, que
ce soit par le moyen d’une corporation de la Couronne ou par la
création d’une institution privée, pourvu que les
établissements soient regroupés au sein de leur propre
structure avec leur propre conseil d’administration.
La vision doit intégrer cette dimension puisqu’elle
est fondamentale à une identité claire pour la nouvelle
structure qui sera mise en place.
Les valeurs qui
comptent pour la SAANB
La SAANB préconise une approche globale
de l’éducation au Nouveau-Brunswick,
c’est-à-dire une prise en charge par notre
communauté francophone du système
d’éducation de la petite enfance au postsecondaire, de
façon à favoriser le développement de
citoyens et citoyennes francophones ancrés dans leur
communauté et ouverts sur le monde.
La SAANB préconise une approche globale et une approche
humaniste qui mettent l’apprenant au centre des
préoccupations du système d’éducation. Le
retour du réseau collégial francophone au sein du
ministère de l’Éducation favoriserait plus de
cohérence dans le système.
Analyse juridique
Les collèges communautaires de la
province sont régis par la Loi sur l’enseignement et la
formation destinés aux adultes. Ils relèvent du
ministère de la Formation et du Développement de
l’emploi. Il y a actuellement onze collèges
communautaires dans la province : cinq qui sont
désignés francophones ( Bathurst, Edmundston,
Campbellton, Dieppe et Shippagan ) et six anglophones ( College
of Craft and Design, Moncton, Saint-Jean, Miramichi, St. Andrews
et Woodstock ).
(suite)
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